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Le baril de pétrole Brent au-dessus de 70 dollars, une première depuis septembre

Le baril de pétrole Brent a franchi jeudi la barre des 70 dollars pour la première fois depuis septembre, porté par les menaces de Donald Trump d'une intervention en Iran, susceptible de perturber la production du pays et l'approvisionnement mondial.

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« La rapidité de la réaction des prix du pétrole suggère que les marchés
perçoivent une action militaire américaine contre l'Iran comme un risque réel
et imminent » et que « la probabilité d'une intervention directe » grandit,
d'après Jorge Leon, de Rystad Energy.

Le président américain a pressé mercredi Téhéran de conclure un accord sur le nucléaire, affirmant que « le temps était compté » avant une attaque américaine, après avoir déjà laissé la plané la menace d'une intervention ces dernières semaines, en réaction à la répression sanglante du mouvement de contestation dans le pays. Après les déclarations du chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi affirmant que les forces armées avaient « le doigt sur la gâchette », le chef de l'armée Amir Hatami a annoncé avoir doté les régiments de combat de 1 000 drones.

Or, non seulement le pays fait partie des dix principaux producteurs d'or noir, mais il est aussi riverain du détroit d'Ormuz par lequel transite environ 20 % de la production mondiale de brut.   Après avoir franchi les 70 dollars pour la première fois depuis septembre puis touché un plus haut depuis août 2025, à 71,89 dollars, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, gagnait vers 15h20 GMT (16h20 à Paris) 3,41 % à 70,73 dollars.

Dans la foulée de son propre sommet depuis près de six mois, à 66,48
dollars, son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI),
pour livraison le même mois, montait vers 15h20 GMT de 3,43 % à 65,36 dollars. En plus du risque en Iran, les cours sont gonflés par « les perturbations au Kazakhstan », sur le champ de Tenigz, qui "ont retiré un nombre significatif de barils du marché », et celles, temporaires, sur la production américaine de brut à cause du « froid aux États-Unis », précise Giovanni Staunovo, d'UBS, interrogé par l'AFP. L'analyste souligne également que la faiblesse actuelle du dollar dope le marché, car elle permet « aux pays consommateurs des marchés émergents (de) bénéficier de prix plus bas ».

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